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Ambassade du Cameroun auprès du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne
H.E. Paul BIYA
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Discours et Événements

 

 

Message de S.E Paul BIYA Président de la République, adressé à la Nation à l'occasion du nouvel an 2024.

Voir le lien ci-joint : http://www.prc.cm/

 

Nouvelles

MESSAGE DU CHEF DE L'ETAT A LA JEUNESSE LE 10/02/2023

Au moment où je m’adresse à vous, je mesure les préoccupations légitimes qui sont les vôtres, dans un contexte international marqué par une succession de crises, dont les effets touchent la quasi-totalité des secteurs d’activités et n’épargnent aucun Etat.

Lors de mon récent message à la Nation, j’avais indiqué, à cet égard, que la vitesse d’exécution de certaines de nos politiques publiques se trouvait perturbée par ces chocs exogènes, mais aussi par la persistance de certaines menaces internes.

Il est clair que cet environnement, particulièrement contraignant, a pu relativement ralentir le rythme que nous avons souhaité impulser à notre développement. Je le déplore autant que vous. Je puis toutefois vous assurer que je n’ai jamais perdu de vue les objectifs que nous nous sommes fixés ensemble. Bâtir une Nation forte, une économie prospère, un pays fier, libre et uni dans sa diversité.

C’est une mission sacrée. C’est une mission à laquelle j’entends continuer à consacrer toute mon énergie, afin que chacun de vous ait l’opportunité de s’épanouir pleinement et de réaliser ses aspirations.

Ces dernières années, nous avons déployé des efforts méritoires et mobilisé d’importantes ressources financières pour relever les nombreux défis auxquels nous étions confrontés, aux plans sécuritaire, sanitaire, humanitaire, économique et financier.

Nous allons continuer dans cette voie. Résolument. Je m’y engage.

Mes chers jeunes compatriotes,

Face aux crises multiples qui caractérisent le contexte actuel et aux difficultés qui en découlent, il est normal que, comme les jeunes du monde entier, vous puissiez vous sentir quelque peu désorientés. Il est normal que vous soyez tentés de vous laisser gagner par le doute, par la peur du lendemain.

N’en faites rien. Ne baissez surtout pas les bras. Au contraire. Armez-vous de votre intelligence, de votre sagesse, de votre détermination, de vos compétences et de vos talents pour relever les défis du présent et du futur.

L’éducation, j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, est à cet égard incontournable. A quoi vous servirait-il d’être talentueux si vous n’êtes pas organisé ? A quoi vous servirait-il d’être intelligent si vous vous découragez face à la première difficulté ?

Vous devez donc continuer à vous éduquer. Vous devez également continuer à cultiver le goût de la discipline et de l’effort, tout en vous laissant guider par les vertus de la créativité et de l’audace. 

Pour ma part, je continuerai à consentir les efforts nécessaires pour créer, avec le Gouvernement et les autres partenaires sociaux, un environnement propice à votre éducation, mais aussi à votre intégration professionnelle et à votre plein épanouissement.

A cet effet, j’accorderai, comme par le passé, la priorité au développement de notre système éducatif, tout en mettant davantage l’accent sur la professionnalisation.

Ainsi que vous pouvez le constater, notre carte scolaire et universitaire ne cesse de se densifier, avec la création de nouveaux établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

En marge du système éducatif classique, le Gouvernement a créé des centres de formation professionnelle d’excellence dans plusieurs localités de notre pays. Leur mise en place va se poursuivre et s’étendra sur l’ensemble du territoire national.

Un vaste programme de transformation des SAR-SM en Centres de formation aux métiers a été lancé, avec l’opérationnalisation du Centre de Nkongsamba.

Tous ces efforts visent à vous assurer la meilleure formation possible, afin de vous rendre compétitifs et capables, non seulement de saisir les opportunités d’emploi qui s’offrent à vous, tant au niveau local qu’international, mais surtout de devenir de véritables auto-entrepreneurs.

Mes chers jeunes compatriotes,

Dans le souci de favoriser votre insertion dans le marché de l’emploi, l’Etat mène des actions qui visent à promouvoir la culture entrepreneuriale, nécessaire à l’autonomisation de la population jeune. C’est le sens du Plan Triennal Spécial Jeunes, que j’ai prescrit en 2016.

Ce mécanisme a déjà permis de financer plus de 11 mille projets en faveur des jeunes et généré près de 35 mille emplois directs, pour un coût global d’environ 20 milliards de FCFA.

Pour donner une impulsion à ce dispositif, j’ai instruit le Gouvernement d’accélérer la mise sur pied du Fonds de Garantie aux Jeunes Entrepreneurs, en y intégrant un guichet spécial dédié au financement des projets des jeunes de la diaspora camerounaise.

Dans ma récente adresse à la Nation, j’ai annoncé le démarrage ou la poursuite de nombreux projets dans divers secteurs, notamment les infrastructures, l’énergie, les mines. Il s’agit là de niches d’emplois que je vous invite à exploiter.

Nous allons résolument poursuivre nos efforts en faveur de la relance et de la diversification de notre économie, ce qui ne manquera pas de créer de nouvelles opportunités d’emplois pour notre jeunesse.

Mais je me dois de le rappeler. Il est évident que ni l’Etat, ni les entreprises existantes du secteur privé, ne peuvent à eux seuls absorber le volume de jeunes issus chaque année du système éducatif classique.

C’est pour cette raison que je vous demande, une fois de plus, de vous tourner également vers l’auto-emploi, en saisissant les opportunités qui s’offrent à vous dans les domaines tels que l’agriculture, l’artisanat ou l’économie numérique.

C’est assurément l’une des voies les plus indiquées pour résorber le chômage des jeunes.

Mes chers jeunes compatriotes,

En dépit d’un contexte difficile, l’Etat fait tout ce qui est en son pouvoir pour créer les conditions d’une meilleure insertion socio-professionnelle de   notre jeunesse.

Certes, il est nécessaire d’intensifier nos efforts pour qu’une masse significative de jeunes accède au monde de l’emploi. Nous sommes déterminés à atteindre ce but. Et nous y parviendrons.

Je vous invite donc à ne pas céder au découragement, qui pousse certains d’entre vous sur les chemins périlleux de l’immigration clandestine, ou vers le mirage de solutions faciles qui ne conduisent qu’à des impasses.

De même, je vous exhorte à vous détourner des comportements déviants, qui prennent de l’ampleur dans notre société.

C’est malheureusement le cas en milieu scolaire où l’incivisme, la consommation des stupéfiants, les agressions diverses et bien d’autres dérives, sont de plus en plus récurrents. De tels agissements sont à proscrire, car ils ne peuvent vous profiter.

Il faut également éviter de céder à la tentation de chercher refuge dans le monde virtuel, avec l’usage abusif d’Internet et des plateformes numériques, au risque de vous couper des réalités.

Conscient de ces dangers, j’ai prescrit au Gouvernement d’élaborer une charte visant à garantir la protection des enfants sur Internet dans notre pays.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je tiens cependant à vous encourager à vivre au rythme de votre temps et à tirer avantage du développement numérique et technologique pour améliorer, dans le monde réel, vos conditions de vie et celles de vos compatriotes.

Je vous demande de ne pas désespérer de votre pays et d’avoir foi en l’avenir. Les difficultés existeront toujours dans la vie des êtres humains. Mais, elles sont faites pour être affrontées, avec courage et détermination.

Je serai toujours à vos côtés dans ce combat salutaire. Celui de la réalisation de vos aspirations au progrès et à la modernité. C’est un combat que nous ne pouvons pas envisager de perdre. Je sais pouvoir compter sur vous. Vous pouvez compter sur moi.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse fête de la jeunesse.-

                                                                                                                                                                                              Yaoundé, le 10 février 2023

Nouvelles

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Au moment où s’achève l’année 2022, je crois qu’il est opportun de revisiter notre parcours en tant que Nation, avant de nous projeter, avec confiance et détermination, dans la nouvelle année.

Comme vous avez pu le constater, notre pays, comme tant d’autres, a continué de faire face, en 2022, à des chocs exogènes.

Alors que l’économie mondiale commençait à peine à se relever des distorsions engendrées par la pandémie du Covid-19, est survenu en Europe de l’Est, un conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.

La guerre entre ces deux grands pays a entrainé de profondes perturbations dans les circuits d’approvisionnement du marché mondial en produits de grande consommation, tels que les céréales, le pétrole brut et le gaz.

Les dysfonctionnements du commerce international, qui en ont découlé, ont également provoqué des pénuries de certains biens manufacturés et autres denrées de première nécessité, combinées à une hausse généralisée des prix. 

Les conséquences désastreuses de cette guerre sur les économies des pays, en particulier ceux en voie de développement, et les souffrances qu’elle inflige à des populations civiles innocentes, m’amènent à réaffirmer l’importance de la paix et du dialogue dans la résolution des conflits.

Mes chers compatriotes,

En dépit de ce contexte difficile, notre économie a su s’adapter à la conjoncture internationale, en faisant preuve, une fois encore, de résilience. Son taux de croissance a enregistré une légère progression, se situant autour de 3,8 %, contre 3,6 % en 2021.

L’inflation est restée raisonnable, bien en-dessous de la moyenne mondiale. L’accès aux intrants a été garanti, permettant ainsi de poursuivre les activités de production et de réduire le risque d’insécurité alimentaire. Tout cela a été possible grâce aux mesures vigoureuses mises en œuvre par le Gouvernement.

Ainsi, outre l’accroissement des facilités fiscales et douanières consenties dans le cadre du plan de relance post covid-19, d’importantes subventions ont été accordées aux entreprises des secteurs sensibles, pour soutenir la viabilité et la compétitivité de notre économie.

La lutte contre les comportements spéculatifs abusifs et les exportations frauduleuses des denrées de première nécessité a été intensifiée. Le renforcement de la production locale, la réduction de notre dépendance aux importations et la promotion du « Made in Cameroon » ont également connu des avancées encourageantes.

Le Gouvernement continuera à accorder une attention particulière à la mise en œuvre coordonnée de la politique d’Import-Substitution, et à l’exploitation optimale des opportunités qu’offre la Zone de Libre Echange Continentale Africaine.

De même, notre politique d’inclusion sociale va se poursuivre à travers une meilleure distribution des fruits de la croissance. A cet effet, les programmes de filets sociaux qui visent les couches sociales défavorisées, seront étendus à un plus grand nombre de bénéficiaires dans l’ensemble des dix régions.

Dans la perspective de diversifier les sources de revenus de l’Etat, j’ai autorisé le démarrage de trois projets d’envergure qui visent à développer notre potentiel minier, à structurer notre économie et à créer des emplois.

Je voudrais m’y attarder un peu.

S’il est vrai que notre pays dispose d’un sous-sol riche en ressources minières, le secteur minier, hors pétrole, ne contribue qu’à hauteur de 1% du Produit Intérieur Brut. En développant la mine solide, nous pourrons assurer le relais des hydrocarbures dont les stocks s’amenuisent et disposer de ressources financières supplémentaires, qui pourront être affectées au financement de nos investissements.

L’année 2023 sera donc marquée par le démarrage des travaux relatifs à l’exploitation du minerai de fer de Kribi-Lobé. Ce projet prévoit notamment la construction d’une usine d’enrichissement du fer, d’un pipeline d’environ 20 kilomètres et d’une centrale de production d’énergie de 60 mégawatts.

Nous engagerons également l’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba. Les retombées attendues sont immenses, dans la mesure où notre pays bénéficiera, entre autres, d’une ligne de chemin de fer de 540 kilomètres entre Nabeba au Congo et le Port de Kribi, où sera édifié un terminal minéralier.

Le troisième projet a trait à l’exploitation du fer de Bipindi – Grand Zambi, avec à la clé le développement d’un complexe sidérurgique pour la transformation locale du fer, la construction d’un pipeline et de plusieurs infrastructures de base au bénéfice des populations.

Une étape décisive a déjà été franchie dans la réalisation de ces différents projets, avec la signature des conventions minières y afférentes et l’octroi de permis d’exploitation aux entreprises adjudicataires.

Mes chers compatriotes,

Notre pays a connu, au cours de l’année qui s’achève, des perturbations considérables dans la fourniture en ressources énergétiques et en eau potable.

Pour garantir l’approvisionnement régulier du marché domestique en produits pétroliers et en gaz domestique, il a fallu augmenter le volume des subventions publiques, au prix d’importants efforts budgétaires. C’est ainsi qu’au cours de l’année 2022, près de 700 milliards de Francs CFA ont été dépensés par le Trésor Public au titre des subventions pour les carburants et 75 milliards de Francs CFA pour le gaz domestique.

Au regard de l’intensité des chocs exogènes et de leur impact sur notre économie, j’ai instruit le Gouvernement d’étudier toutes les options permettant de stabiliser les prix à leur niveau actuel, et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Cependant, il est de plus en plus évident que notre pays, comme bien d’autres en Afrique et ailleurs, ne pourra pas indéfiniment échapper à un réajustement des prix des produits pétroliers, si nous voulons préserver nos équilibres budgétaires et poursuivre sereinement la mise en œuvre de notre politique de développement.

En dépit de ces contraintes liées à la conjoncture internationale, des progrès réels ont été enregistrés en matière de fourniture de l’électricité. C’est le cas du raccordement de la région de l’Est au réseau interconnecté Sud et de la mise en service de la ligne d’évacuation d’énergie de Nyabizan à Yaoundé, permettant désormais d’injecter la totalité de la production du barrage de Memvé’ele dans le réseau électrique.

La situation dans ce secteur essentiel connaîtra une amélioration considérable en 2023, avec la mise en service de la première phase du barrage hydroélectrique de Nachtigal et le démarrage des travaux de raccordement du réseau interconnecté Sud au réseau interconnecté Nord.

Nos efforts visant à renforcer la qualité et la quantité de l’offre énergétique vont s’intensifier, à la faveur de la construction de nouvelles infrastructures énergétiques et le développement de l’énergie solaire, en particulier dans la partie septentrionale de notre pays.

L’accès de nos populations à l’eau potable demeure l’une de mes principales préoccupations. L’achèvement du Projet d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et de ses environs à partir du fleuve Sanaga viendra résoudre de façon durable le déficit d’approvisionnement en eau dans cette cité.

De même, j’ai demandé au Gouvernement de finaliser en urgence les diligences relatives au lancement, dès 2023, du méga-projet d’adduction d’eau potable de la ville de Douala et de ses environs.

Au-delà de nos grandes métropoles, des ouvrages de production ont été réalisés dans certaines villes secondaires, notamment Bamenda, Bertoua, Ngaoundéré et Ebolowa. La construction de ces ouvrages va s’étendre à d’autres localités urbaines et rurales au courant de l’année prochaine.

Mes chers compatriotes,

Malgré la conjoncture défavorable, le Gouvernement maintient ses efforts pour assurer sa mission première, à savoir améliorer les conditions de vie des citoyens. Nous devons poursuivre les réformes structurelles engagées dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le Fonds Monétaire International et les autres partenaires au développement.

J’observe avec satisfaction qu’en dépit du contexte économique particulièrement difficile qui aura marqué l’année 2022, aucun secteur d’activité n’a été délaissé. Sans être exhaustif, arrêtons-nous un instant sur quelques-uns, à la suite de ceux que je viens d’évoquer.

Si nous prenons le secteur des travaux publics, 860 kilomètres de routes et 460 mètres linéaires d’ouvrages d’art ont été construits ou réhabilités. Je mentionnerai entre autres :

- la mise en service du pont sur la Cross-river entre le Cameroun et le Nigeria, ainsi que l’achèvement du bitumage du tronçon routier entre Sangmelima et Brazzaville, favorisant ainsi  l’ouverture de notre pays vers les marchés des Etats voisins ;

- le bitumage de la section de route Lena-Tibati-Ngatt sur la Nationale 15, avec pour avantage l’augmentation des liaisons par voie terrestre entre le Nord et le Sud du pays;

- la construction de l’autoroute Kribi-Lolabé et de la route Grand Zambi-Kribi, qui donne une impulsion à la compétitivité du Port Autonome de Kribi ;

- la construction de la route Bertoua-Batouri, dont les travaux vont se prolonger jusqu’à Yokadouma et au-delà.

La réalisation de plusieurs infrastructures routières a également permis de désenclaver les bassins de production agricole. Cet effort va se poursuivre en 2023, avec l’aménagement d’environ 700 kilomètres de route, dont le bitumage de l’axe Ebolowa-Akom II-Kribi.

J’ai instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour la reprise des travaux de construction des tronçons routiers Mora-Dabanga-Kousseri ; Babadjou-Bamenda et Kumba-Ekondo Titi.

Une attention particulière sera accordée à la réhabilitation des voiries urbaines et à l’amélioration du trafic entre nos principales métropoles. Le lancement des travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et l’accélération des travaux de l’autoroute Douala-Yaoundé figureront au rang des priorités du Gouvernement.

Il en est de même de la réhabilitation et de la modernisation des aéroports de Tiko, Bertoua et Kribi, qui permettront de desservir toutes les régions de notre pays par voie aérienne.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2022 a aussi été marquée par des inondations qui ont une fois de plus affecté les populations de la région de l’Extrême-Nord, en particulier celles des départements du Logone et Chari et du Mayo-Danay. Ce phénomène récurrent, favorisé par le dérèglement climatique, appelle des actions vigoureuses pour éviter les désastres qui en découlent.

Au-delà de l’assistance humanitaire apportée aux victimes, j’ai prescrit au Gouvernement de mettre en œuvre un plan de reconstruction de la région de l’Extrême-Nord. Ce plan intègre notamment la construction de plusieurs ouvrages de retenue d’eau et d’infrastructures socio-économiques.

S’agissant de l’offre de soins, il est incontestable qu’elle s’est nettement améliorée au cours de l’année 2022.

Le Centre Hospitalier Régional et l’Hôpital Général de Garoua ont été inaugurés et mis en service. Grâce au relèvement de l’infrastructure et du plateau technique de plusieurs formations sanitaires, notre pays est désormais capable d’offrir des soins de qualité dans des domaines particulièrement pointus, tels que la chirurgie cardiaque ou la transplantation rénale, pour ne citer que ceux-là.

J’ai demandé au Gouvernement de poursuivre les efforts engagés dans ce secteur, en mettant en œuvre un vaste plan de renforcement du plateau technique et des capacités du personnel des hôpitaux sur l’ensemble du pays.

Mes chers compatriotes,

J’aimerais à présent m’appesantir sur le volet sécuritaire. Dans l’ensemble, la situation est maîtrisée et sous contrôle sur toute l’étendue du territoire national, malgré la recrudescence de la criminalité urbaine et la persistance des attaques sporadiques de certains groupes terroristes dans certaines régions.

Grâce au lien Armée-Nation, la collaboration entre nos forces de défense et les populations a contribué à réduire, de manière significative, les menaces terroristes dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le calme retrouvé a permis d’enregistrer des progrès appréciables dans la mise en œuvre du Plan de Reconstruction et de Développement de ces régions.

Je tiens une fois de plus à saluer la bravoure de nos forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour assurer la protection des personnes et des biens, en particulier dans les zones en proie au terrorisme.

Je remercie également nos partenaires pour leurs appuis multiformes et, tout particulièrement, les Etats-Unis d’Amérique, pour leurs actions décisives visant à traduire devant la justice ceux qui, depuis l’étranger, contribuent au financement des activités terroristes au Cameroun. J’invite les autres pays amis à leur emboîter le pas, en vue de l’accélération de la reprise des activités de développement dans ces régions.

Au plan politique, le processus de décentralisation avance de manière méthodique. Les transferts de compétences de l’Etat vers les Collectivités Territoriales Décentralisées se font progressivement, en prenant soin de ne pas fragiliser les équilibres structurels qui constituent l’ossature du pacte social de notre Nation.

Pour ma part, je reste persuadé que les Régions, les Communautés Urbaines et les Communes, peuvent et doivent apporter une contribution déterminante à la relance de notre économie, à la résolution de l’épineux problème du chômage des jeunes et à la vitalisation de la démocratie locale.

Les élections sénatoriales qui se tiendront en 2023 seront l’occasion de consolider l’option de décentralisation que nous avons prise, en renouvelant la Chambre Haute de notre Parlement, qui représente les Collectivités Territoriales Décentralisées.

Camerounaises, Camerounais,  

Mes chers compatriotes,

Avant de conclure, je voudrais appeler votre attention sur deux fléaux qui prennent une certaine ampleur dans notre société. Il s’agit de la corruption et de l’incivisme.

L’an dernier, dans des circonstances similaires, je vous avais fait part de mon souci de renforcer la gouvernance dans la gestion des affaires publiques et de maîtriser les dépenses de l’Etat. Je peux vous assurer que ce souci demeure constant et intangible. Aussi, je tiens une fois encore à rappeler que tous ceux qui s’enrichissent illicitement, en spoliant l’Etat, à quelque niveau que ce soit, vont rendre des comptes.

J’exhorte tous les Camerounais, quel que soit leur rang social, à s’engager résolument dans ce combat que je mène depuis des années. Chacun, à son niveau, doit faire montre de probité et veiller à la préservation de l’intérêt commun.

C’est en agissant ensemble, de manière déterminée et résolue, que nous parviendrons à triompher de la corruption qui existe encore dans notre société.

Comme moi, vous avez certainement observé, dans nos villes et campagnes, la montée préoccupante de l’incivisme, de la violence, du non-respect des normes sociales élémentaires ou de l’ordre établi. Dans un Etat de droit, de tels comportements ne peuvent être tolérés. Ceux qui trouvent un malin plaisir à perturber l’ordre social, qu’ils soient jeunes ou adultes, devront rendre compte de leurs actes devant les tribunaux compétents.

J’en appelle donc à la responsabilité de tous, en particulier les parents et les éducateurs, pour redonner toute leur place aux valeurs morales de base et au respect de l’ordre public.

Je voudrais une fois encore interpeller ceux qui font un usage criminel et pernicieux des réseaux sociaux. Par leurs agissements, ils plongent plusieurs familles dans la détresse et ruinent parfois des destins, en procédant notamment à la désinformation, à la diffamation ou à la propagation des discours haineux. De toute évidence, ils mettent en péril la cohésion sociale.

Camerounaises, Camerounais

Mes chers compatriotes,

Vous l’avez bien compris. C’est en observant une discipline personnelle dans notre agir au quotidien, que nous parviendrons à bâtir ce Cameroun moderne auquel nous aspirons tous.

Un Cameroun prospère et uni dans sa diversité. Un Cameroun où chaque acteur trouve sa place. Je voudrais à cet égard apprécier le rôle déterminant que joue le secteur privé dans la mise en œuvre de notre politique de développement.

En ce qui me concerne, je continuerai à faire tout ce qui est possible pour assurer le progrès de notre pays. Je sais pouvoir compter sur la contribution de chacune et de chacun de vous pour y parvenir.

Bonne et heureuse année 2023 à toutes et à tous.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

Nouvelles

Nouvelles

NOUS PUBLIONS CI- DESSOUS DANS SON INTEGRALITE LA DECLARATION SPECIALE DU PRIMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT LE 05/03/2021 SUR LA STRATEGIE GOUVERNEMENTALE DE RIPOSTE FACE A LA PANDEMIE DU CORONA VIRUS ( COVID- 19). 

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais dire, avant toute chose, que la présente déclaration fait suite aux Très Hautes Instructions du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA. Comme vous le savez déjà, dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie gouvernementale de riposte, le Chef de l’Etat a édicté le 17 mars 2020, une série de mesures de restriction visant à limiter la propagation du COVID-19 dans notre pays. Bien que contraignantes, ces restrictions ont été salutaires. Les actions mises en oeuvre par le Gouvernement ont permis de freiner le rythme de progression de la pandémie dans notre pays et de sauver des vies.

Pour faciliter la prise en charge des patients, des unités d’isolement des personnes infectées et des centres spécialisés de traitement des malades du COVID-19 ont été ouverts. La maîtrise de la pandémie avait alors conduit le Président de la République à décider d’un assouplissement progressif de certaines mesures de restriction. C’est ainsi que le 30 avril 2020, les débits de boissons, les restaurants et les lieux de loisirs ont été autorisés à ouvrir de nouveau leurs portes, au-delà de 18 heures. Les élèves des classes d’examen, dans l’enseignement primaire et secondaire, ainsi que les étudiants des universités, les apprenants des centres professionnels et des grandes écoles ont pu reprendre les cours en salle dès le 1er juin 2020.

Cette décision leur a permis de parachever l’année scolaire et académique 2019-2020, puis de poursuivre leur formation au titre de l’année 2020-2021 en cours. Par ailleurs, au regard des répercussions de cette pandémie sur le tissu économique et social national, le Chef de l’Etat avait décidé d’accorder des facilités aux entreprises en difficulté et aux ménages les plus modestes. L’application de ces mesures a permis de poser les bases d’une relance de notre économie et de retrouver un certain équilibre social, face à cette maladie pernicieuse.

Mesdames et Messieurs, En dépit des efforts accomplis pour juguler la progression du COVID-19 dans notre pays, l’on a observé ces dernières semaines un regain de la pandémie dans plusieurs de nos villes. Certes, les statistiques actualisées indiquent que 34 mille 887 patients ont déjà été guéris de cette maladie, depuis son apparition dans notre pays. Cependant, en l’espace d’une semaine, plus de trois mille (3 000) nouveaux cas ont été enregistrés, faisant passer le nombre global de personnes testées positives au COVID-19 à 38 mille 988. Sur la même période, 37 patients sont décédés des suites de cette maladie, ce qui porte le nombre de décès à 588 au total.

Tout porte à croire que la détérioration de la situation épidémiologique que nous observons aujourd’hui, est en grande partie due au relâchement dans l’application des gestes barrières, et au non-respect des mesures de restriction prises le 17 mars 2020, dont certaines sont encore en vigueur.

En effet, une très grande majorité de nos compatriotes se réunissent en toute insouciance dans des espaces publics ou privés, au mépris des règles de distanciation physique, et sans tenir compte de la limite fixée à 50 personnes pour tout rassemblement.

Plusieurs ne portent même plus le masque de protection, pourtant obligatoire dans tous les lieux ouverts au public.

D’aucuns continuent même de croire que le COVID-19 est une pure invention, ou n’existe que sous d’autres cieux.

De tels agissements sont irresponsables et favorisent la propagation du virus, surtout en ce moment où de nombreux variants ont été découverts dans certains pays.

Cette maladie est bel et bien une réalité. Elle continue de faire des ravages parmi nos proches, et frappe avec brutalité les personnes ayant des facteurs de co-morbidité.

Dans ce contexte, le Gouvernement a l’obligation de protéger chacun de ses citoyens, en dépit des réticences ou du déni de la réalité de cette maladie par certains de nos compatriotes.

Je saisis donc cette occasion pour rappeler aux uns et aux autres que les mesures édictées le 17 mars 2020, qui n’ont pas été expressément levées par le Président de la République, sont et demeurent en vigueur.

Il s’agit entre autres :

- de l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante (50) personnes sur toute l’étendue du territoire national ;

- du recours autant que possible au télétravail et aux moyens de communications électroniques, en particulier pour l’organisation des réunions, surtout lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ;

- de la suspension des missions à l’étranger des membres du Gouvernement et des agents du secteur public et parapublic, sauf dérogation expresse ;

- du port systématique du masque de protection individuelle dans tous les lieux publics et du respect de la distanciation physique. Compte tenu de l’augmentation significative du nombre de cas de contaminations et afin de garantir l’application effective des mesures déjà édictées :  Les autorités administratives viennent d’être instruites, à la diligence du Ministre de l’Administration Territoriale, de veiller dans le cadre de leurs missions de police administrative, à la remise en place du dispositif de lavage des mains ou d’utilisation des gels hydro-alcooliques, à l’entrée de tous les établissements ouverts au public, y compris les lieux de culte.  Les Ministres en charge du secteur éducatif et le Ministre du Commerce vont également s’assurer de l’application de cette mesure, respectivement dans les établissements scolaires et universitaires, ainsi que dans les centres commerciaux.  Le respect des mesures barrières doit être de mise en toute circonstance et en tout lieu, y compris dans les marchés ouverts et les lieux de rencontre, tels que les gares routières, les points de ramassage des taxis et mototaxis, ainsi que dans les transports en commun.

Je tiens à préciser que l’accès à tout établissement ouvert au public, sera désormais conditionné au port du masque de protection.  De même, les opérations de dépistage à l’entrée des frontières aériennes, maritimes et terrestres seront renforcées, afin de réduire les risques d’importation des variants du COVID-19.  Les grands rassemblements et les comportements à risque devront être proscrits.

J’insiste tout particulièrement sur l’impérieuse nécessité de respecter rigoureusement la limite de cinquante (50) personnes ainsi que les mesures barrières, lors des réunions, cérémonies, évènements et autres manifestions ayant un caractère officiel ou privé, en particulier lorsque ces rencontres ont lieu dans des endroits clos, afin d’éviter l’émergence des clusters.

Nous ne devons pas perdre de vue que c’est chacun qui individuellement se protège et protège les autres.

Dans la perspective de renforcer notre dispositif de prévention, le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’engager des démarches auprès des organismes partenaires en vue de l’acquisition des vaccins contre le COVID-19.

Plus d’un million de doses de vaccin seront disponibles à très brève échéance.

Lorsque ces vaccins seront à notre disposition, un plan de vaccination sera mis en oeuvre, sur la base du volontariat.

Je voudrais préciser à ce sujet que, même si la vaccination est volontaire et non obligatoire, le Gouvernement encourage tous les camerounais à se faire vacciner le moment venu, afin d’acquérir l’immunité qui permettra à la communauté de se prémunir contre le COVID-19 et de retrouver une vie normale.

Mais en attendant l’aboutissement des démarches en cours, la discipline personnelle, ainsi que le renforcement des mesures de prévention individuelle et collective, constituent les moyens les plus efficaces pour stopper la progression de cette maladie dans notre pays, et préserver les vies de nos concitoyens.

J’en appelle donc à la mobilisation solidaire de tous et de chacun, en particulier des relais communautaires que sont les autorités religieuses et traditionnelles, les leaders d’opinion, les responsables des formations politiques, des associations et des syndicats :

- respectons ensemble les directives constantes du Chef de l’Etat concernant la lutte contre le COVID-19 ;

- mettons-nous ensemble pour combattre cette pandémie qui perturbe tous les jours notre équilibre social et entrave la réalisation de nos projets de développement ;

- levons-nous et barrons la voie à la progression de cette maladie :

  • en respectant les règles d’hygiène ;
  • en portant systématiquement nos masques dans tous les espaces publics ;
  • en respectant autant que possible la distanciation physique ;
  • et en évitant les rassemblements populaires. Il s’agit là d’une exigence collective, mais aussi et surtout d’un devoir citoyen, au-delà de nos considérations personnelles, religieuses ou philosophiques.

Je vous remercie.-

Enregistrement des électeurs

points focaux

elecam vote

Les citoyens camerounais établis ou résidant à l'étranger sont inscrits sur les listes électorales ouvertes auprès des représentations diplomatiques et des postes consulaires dans les pays de résidence ou de rattachement.

Ils doivent jouir de leurs droits civils et politiques et remplir toutes les conditions légales requises pour être électeurs.

Ambassadeur

Ambassador Daniel EVINA ABEE

S.E. Monsieur Daniel EVINA ABE'E
Ambassadeur

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